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OUI à la vidéo !

le lundi 3 avril 2017
Les arbitres français évidemment favorables à la vidéo !

L'expérimentation de l'assistance vidéo mise au grand jour lors de France - Espagne alimente, et c'est bien normal, quantité de débats. Ainsi de tout changement d'habitudes qui se heurte toujours à quelques résistances initiales, avant d'entrer finalement à son tour dans l'habitude...

Puisque l'apport de la vidéo a été incontestable en deux décisions cruciales, décisions qui ne prêtent pas à interprétation, la démonstration est convaincante. CQFD ? Pas tout à fait. Le champ des interrogations s'est porté sur le registre de l'émotion ou sur la glorieuse incertitude du sport - et d'aucuns de se repaître d'une anthologie des plus belles erreurs d'arbitrage qui ont changé la face des compétitions.

Nous n'entrerons pas dans ces considérations.

Nous exprimerons seulement le ressenti des arbitres que nous représentons, contrairement à ceux qui, comme si de rien n'était, s'en font sans légitimité les porte-paroles.

Les arbitres n'ont pas vocation à faire les lois du jeu et à les commenter ; ils s'en emparent et les appliquent. Sans état d'âme.

La vidéo ne refait pas les lois du jeu et ne corrompt pas l'âme du football comme on voudrait trop nous le faire croire - à moins de considérer que celle-ci soit intrinsèquement composée de coups tordus et autres tricheries éhontées, ce que nous ne voulons là aussi pas croire.

La vidéo est juste un outil supplémentaire d'aide à la décision sur des faits de jeu bien définis et où elle peut permettre d'établir la vérité. Les arbitres lui sont donc favorables car ce sont avant tout, comme les joueurs, des compétiteurs qui recherchent l'excellence dans leurs décisions. Elle leur permet en effet de sécuriser celles-ci, de les corriger en peu de temps - et là encore, il s'agit d'un faux débat car cela n'a pas duré plus longtemps qu'un remplacement -, comme cela a été le cas lors de France - Espagne : hors-jeu ou non sur but marqué, les faits sont têtus et irréfutables.  La vidéo a ainsi pu faire la preuve qu'elle apportait davantage d'équité sportive, qui, avec la sécurité des joueurs, reste une priorité de tout arbitre. Elle est un outil qui ne peut que leur apporter de la sérénité et faciliter leur tâche. En cela, nos plus grands sifflets français - et européens - lui sont favorables. On connaissait jusque-là la « vérité du terrain », il faudra s'habituer désormais à la « vérité du car-régie ».

Mais que les esprits chagrins se rassurent. Le football reste un sport d'interprétation et nombre de situations resteront, même avec la vidéo, à l'appréciation de l'arbitre. On en a donc pas fini avec la glorieuse incertitude du sport et son lot d'émotions et de controverses.

 

Pour information, les 4 cas d'utilisation ou d'intervention du VAR définis par l'IFAB : après un but marqué, sur une situation de pénalty, pour un carton rouge direct ou pour corriger une erreur d’identité d’un joueur sanctionné administrativement.