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Ali DJEDID

le lundi 25 avril 2022
L’arbitrage est un vrai marathon !

Arbitre central en National, Ali DJEDID nous parle de son parcours, sa préparation et ses ambitions.

 

Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?

J’ai débuté l’arbitrage en 2005 dans le District d’Alsace avant d’évoluer en Ligue Grand Est. J’ai été Jeune Arbitre Fédéral, puis F4 (2019) en National 2. Je suis arbitre F3 en National 1 depuis deux saisons.

 

Est-ce qu’on ressent un gros écart entre le National 2 et le National 1 ?

Oui, incontestablement ! Il y a une grosse différence dans le sens où c’est un championnat qui se professionnalise, c’est un fonctionnement différent. Il y a des équipes qui sont quasi professionnelles, ou même professionnelles. Cela demande un niveau d’exigence plus élevé pour les arbitres. En tant que F3, on peut aussi être désigné comme quatrième arbitre en Ligue 2 et en Ligue 1. Ça nous permet de comprendre encore mieux les enjeux et les attentes liés au haut niveau du jeu et de notre fonction.

 

Comment se passe votre préparation au quotidien ?

C’est avant tout un travail de planification, le plus souvent en fonction de la désignation de la semaine. Je fais une séance de récupération le lendemain de mon dernier match puis je prépare le prochain avec au moins une séance à haute intensité, une séance de renforcement musculaire et une séance de vivacité. J’analyse aussi les équipes que je vais arbitrer : contexte, dynamique, joueurs clés, etc. On fait le point avec les collègues le jour du match pour pouvoir diriger le match au mieux. J’ai la chance de faire équipe avec Romain GALIBERT comme assistant. C’est d’abord un duo humain avec une belle entente. Avec le temps nous avons créé des automatismes et ça fonctionne très bien.

 

Avez-vous des ambitions dans l’arbitrage ?

Oui, bien sûr. Je veux continuer à progresser dans la fonction. L’arbitrage est un vrai marathon, la régularité des performances est importante. Il faut sans cesse travailler et savoir se remettre en question, capitaliser sur ses points forts et corriger ses points faibles.

 

Avez-vous d’autres projets ou des activités en dehors de l’arbitrage ?

Je suis représentant des arbitres au Comité Directeur de la Ligue Grand Est de Football : je défends le quotidien des arbitres au sein de ma ligue. Il y a beaucoup de problématiques liées à l’insécurité et la violence autour des stades. J’aimerais apporter mon soutien à tous les arbitres qui y font face à ces actes. Par ailleurs, je travaille dans l’industrie pharmaceutique et j’ai un petit garçon de 3 ans. Il y a un équilibre à trouver entre la fonction d’arbitre, qui demande une grande implication, et toutes ces activités. Le cadre familial et les proches, qui me soutiennent, sont essentielles à cette réussite.

 

Que peut-on vous souhaiter pour le reste de la saison ?

Une fin de saison où la performance sera au rendez-vous. Je veux rester concentré jusqu’au dernier match, c’est le plus important. Si j’évolue ça serait une très bonne nouvelle, sinon je continuerai à travailler pour progresser et atteindre mes objectifs.

 

Un mot pour les jeunes qui arbitrent ou qui voudrait se lancer dans l’arbitrage ?

Je les invite à essayer de prendre le sifflet : c’est une vision différente du foot. Beaucoup rêves de devenir le meilleur attaquant du monde mais on peut aussi s’épanouir autrement. L’arbitrage nous apprend à prendre des décisions, des responsabilités, à gérer la pression et des personnes, et à communiquer. Tout ça nous sert dans la vie de tous les jours !

 

                    

 

Crédits Photo : Ali DJEDID