Accueil > Actualités > Arbitre et confiné

Arbitre et confiné

le mardi 21 avril 2020
"La solidarité qui existe autour des soignants doit continuer"

L'arbitre international Ruddy BUQUET a répondu à nos questions. Il revient notamment sur son quotidien en confinement, son entrainement et son admiration pour le personnel médical.

· Une journée type en période de confinement ?

Pendant cette période de confinement, j’essaye de trouver le meilleur équilibre pour tous les membres de la famille en planifiant au mieux nos tâches respectives de la journée. Il faut essayer de diminuer l'impact des dispositions gouvernementales mises en place pour rendre le quotidien de nos proches le plus agréable possible. On s'adonne à diverses activités avec les enfants comme le tennis de table, le basket... pour apporter ce côté ludique permettant d'évacuer quelque peu le fait de devoir rester à la maison. Sur le plan athlétique, je planifie une à deux séances quotidiennes (en début et fin de journée) en suivant les préconisations de la DTA et de l'UEFA et en variant au maximum les séances en intérieur (tapis roulant...) et en extérieur.

· Maintenez-vous le contact avec les collègues ?

Grâce aux plateformes mises à notre disposition, nous pouvons échanger à distance sur les sujets techniques proposés par la DTA et l'UEFA. J’échange régulièrement avec mes Arbitres Assistants, Guillaume DEBART et Julien PACELLI, mais également d'autres collègues afin de maintenir les contacts habituels et de prendre de leurs nouvelles lors de cette période qui dure...

· Ce qui vous manque le plus ?

Le quotidien... Ces moments de partage, de convivialité que l'on peut avoir avec son entourage ! Sans oublier les matchs du week-end que nous attendons et nous préparons chaque semaine.

· Un mot pour les personnels en première ligne durant cette crise sanitaire ?

Je suis admiratif de toutes ces personnes qui se donnent à fond avec le danger quotidien que l'on connait pour eux et de fait pour les membres de leur famille. Cela me touche particulièrement car une de mes sœurs travaille en service de réanimation. La solidarité qui existe autour des soignants doit continuer, perdurer dans le temps et s'appliquer à tous.