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Jérémie PIGNARD

le lundi 25 janvier 2021
« L’arbitrage est une école de la vie »

Promu arbitre international FIFA au 1er janvier 2021, Jérémie PIGNARD revient sur son ascension son attachement à l’arbitrage.

Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?

J’ai débuté l’arbitrage en 2003, alors que j’étais joueur. Il m’arrivait de jouer le samedi, et d’arbitrer le dimanche… ou inversement. Je n’ai pas eu le parcours classique avec la filière des jeunes arbitres. J’officiais en District. J’ai joué au FC Villefranche-sur-Saône Beaujolais, au niveau CFA (National 2 actuel). A 23 ans, j’ai dû faire un choix entre joueur et arbitre. J’ai décidé de me consacrer pleinement à l’arbitrage. J’ai la chance d’avoir été parfaitement suivi par le District du Rhône et la Ligue Auvergne - Rhône-Alpes dans mon parcours. J’ai été présenté à l’examen d’arbitre de Ligue en 2011 où j’ai officié pendant deux ans et demi. En 2014, j’ai passé l’examen de la Fédération afin de devenir arbitre fédéral 4. J’ai officié pendant 3 ans en tant que F4. Puis j’ai eu l’occasion de gravir les échelons jusqu’en Ligue 1. Il y a eu beaucoup de travail et de remise en question, mais il ne faut rien lâcher.

Qu’avez-vous ressenti à l’annonce de votre promotion en tant qu’arbitre international ?

Beaucoup de bonheur et de fierté ! Pour moi c’était inimaginable il y a quelques mois ! Ça me paraissait inaccessible, mais je suis compétiteur…

Avez-vous des modèles ou des inspirations ?

Je n’ai pas forcement de modèle. J’essaye de me concentrer sur moi et surtout de travailler ! Je veux vivre les matchs au fur et à mesure sans me fixer d’objectif trop haut et ne pas être déçu.

Un mot pour les jeunes qui voudrait se lancer dans l’arbitrage ?

Oui, un mot positif ! L’arbitrage est une école de la vie. Il nous sert à grandir, à s’émanciper. Ça aide notamment dans la vie scolaire et professionnel par la suite. On grandit plus vite que la moyenne en tant que personne. Sur le terrain, il faut gérer des hommes ou des femmes, il y a beaucoup de responsabilités et de prises de décision. Il est vrai qu’il peut y avoir des déceptions, des matchs plus compliqués mais finalement ce n’est que du bonheur !