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La VAR en Ligue 1

le jeudi 9 août 2018
Comment ça marche ?

Lors de la saison 2018-2019, toutes les rencontres de Ligue 1, ainsi que les rencontres de Coupe de la Ligue et de Coupe de France (à partir des quarts de finale), seront dirigées à l’aide du dispositif VAR. Inauguré lors de la Coupe du Monde, il permet une communication entre l’arbitre central et les arbitres vidéo qui sont chargés de (re)visionner les images de la rencontre.

Lors de chaque match, 2 arbitres assistants vidéo seront désignés ainsi que 2 à 3 techniciens-opérateurs qui assureront le fonctionnement du dispositif. L’Arbitre Assistant Vidéo principal (AAV) sera réglementairement un arbitre officiant en Ligue 1, et l’Arbitre Assistant Vidéo Auxiliaire (AAVA) sera désigné parmi les arbitres assistants vidéo ci-dessous ainsi que parmi les arbitres évoluant en Ligue 1 et Ligue 2.

Les situations où l’assistance vidéo peut intervenir :

  • Pour vérifier la validité ou non d’un but
  • Sur une situation de pénalty sifflé ou non
  • Sur une situation de carton rouge direct
  • Pour vérifier l’identité d’un joueur sanctionné disciplinairement

Voici les différentes phases du fonctionnement du dispositif VAR tout au long de la rencontre :

  • Le contrôle silencieux : l’arbitre assistant vidéo contrôle en permanence toutes les situations sur lesquelles il pourrait avoir à intervenir.
  • Le contrôle oreillette : l’arbitre assistant vidéo communique avec l’arbitre en cas de contrôle d’une des 4 situations entrant dans le cadre du protocole nécessitant de retarder la reprise du jeu. A ce moment, l’arbitre met son doigt sur l’oreillette signifiant ainsi qu’il est en communication avec l’assistant vidéo.
  • Le visionnage : l’arbitre assistant vidéo effectue une étude plus complète de la situation. La décision initiale peut être potentiellement modifiée.

L’arbitre assistant vidéo envoie les images à l’arbitre central en cas de :

  • Buts
    Hors-jeu : position et faute ; faute de l’équipe attaquante préalablement au but ; ballon sorti du terrain avant le but.
  • Situation de pénalty
    Penalty accordé à tort ; faute passible d’un penalty non sanctionnée ; coup franc accordé à l’équipe attaquante et doute sur le fait que la faute ait été commise à l’intérieur ou à l’extérieur de la surface de réparation ; faute de l’équipe attaquante préalablement à la situation de penalty ; ballon sorti du terrain avant la situation de penalty.
  • Situation de carton rouge direct
    L’arbitre suspecte qu’une faute passible d’une exclusion directe ait échappé́ ou n’ait pas été clairement vue par les officiels de match ; l’AAV observe une faute passible d’une exclusion directe non détectée ; ’arbitre estime qu’un joueur a commis une faute pouvant entraîner une exclusion directe pour annihilation d’une occasion de but manifeste.
  • Erreur sur l’identité du joueur sanctionné
    Si l’arbitre avertit ou exclut le mauvais joueur (y compris en cas d’erreur d’équipe) ou s’il n’est pas certain du joueur à sanctionner, il sera aidé́ par l’AAV (si possible de façon proactive) afin que le bon joueur puisse être sanctionné.

A ce moment-là, un visionnage est effectué par l’arbitre au bord du terrain dans un emplacement prévu à cet effet sur un écran de contrôle. L’arbitre assistant vidéo lui a sélectionné des images et des angles pour qu’il prenne sa décision. L’arbitre peut alors confirmer sa décision initiale ou la modifier, comme la Coupe du Monde l’a montré à plusieurs reprises.

L’assistant vidéo peut prendre la décision sans envoyer les images à l’arbitre dans les cas suivants :

  • Hors-jeu simple
  • Franchissement de ligne (but accordé)
  • Situation de pénalty (uniquement pour l’endroit où la faute a été commise)

Durant l’avant-match, le dispositif VAR sera expliqué aux spectateurs et la décision prise par l’arbitre sera communiquée sur les écrans des stades. C’est la société Hawk Eye qui sera le prestataire de la VAR en Ligue 1, au même titre que la goal-line technology.