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La préparation physique d’un arbitre professionnel

L’arbitre est un athlète et un sportif à part entière

L’arbitre est un athlète et un sportif à part entière et doit répondre aux exigences physiques imposées par l’évolution du football. Brice PARINET-LE TELLIER, Arbitre Assistant Fédéral 2 (depuis juillet 2017), nous livre les contours de ses entraînements et de sa préparation physique.

 

Quelle est votre fréquence d’entrainement ?

La fréquence d’entraînement varie en fonction des semaines. Je m’entraîne la plupart du temps tous les jours sauf le surlendemain d’une rencontre où l’organisme a besoin de récupérer.

 

Comment se passe votre préparation physique et où l’effectuez-vous ?

La préparation physique est un élément essentiel pour l’arbitre. Elle est définie en début de saison par les préparateurs physiques de la Direction Technique de l’Arbitrage (DTA). Nos différents rassemblements sont aussi l’occasion d’effectuer des ajustements dans le cadre de notre suivi individualisé. Ce sont donc des moments très précieux pour travailler athlétiquement. Les préparateurs de la DTA nous suivent tout au long de la saison par le biais d’un tableau de suivi des entraînements et sont à notre disposition pour échanger régulièrement sur notre travail athlétique. Mes séances sont tant individuelles que collectives et sont calquées au maximum sur les ateliers athlétiques des stages. L’objectif étant de coller au plus près de la réalité d’une rencontre. A titre personnel, j’ai la chance de pouvoir m’entraîner sur les installations du Camp des Loges. Nous avons en outre constitué un groupe d’entraînement avec quelques arbitres fédéraux de la Région Parisienne.

 

Avant chaque début de saison, les arbitres assistants effectuent des tests physiques, pouvez-vous nous expliquer le déroulé de ces tests et comment on s’y prépare ?

Nos tests se déroulent en trois temps, selon les préconisations de la FIFA. D’abord, un premier test visant à déterminer notre vivacité et notre capacité à changer de direction. Ensuite, nous effectuons une série de cinq sprints sur 30 mètres, chacun d’entre eux devant être réalisé dans un délai de 4,80 secondes. Enfin nous effectuons un dernier test d’endurance comprenant des répétitions de courses avec changements de direction et incluant des pas-chassés, une course plus spécifique aux arbitres assistants. Là encore, la préparation mise en place par la DTA vise à faire en sorte que ces tests se déroulent sereinement.

 

Comment récupérez-vous après vos rencontres et entraînements ?

Le lendemain de chaque rencontre, j’effectue une séance de récupération correspondant à un footing d’une heure ou une séance de vélo. Le reste de la semaine, je suis suivi par un kinésithérapeute que je vois tous les mercredis.

 

Sur le rôle d’assistant, avez-vous des entraînements spécifiques ?

Bien sûr, il est important que nos séances soient au plus près du terrain. Les séances athlétiques tendent à reproduire l’activité du match notamment sur les déplacements. Un travail spécifique sur les appuis et les déplacements latéraux est mis en œuvre puisque c’est ainsi que nous nous déplaçons la plupart du temps. De même, nous effectuons plus de séances de vitesse et de vivacité qui collent davantage à nos efforts de match.